Quel matériel?
Quels appâts?
Quelle plombée?
Technique d'origine pyrénéenne, dont le nom vient des tirées plus ou moins prononcées de la truite qui se saisit de l'appât et que le fil transmet au pêcheur qui le tient entre ses doigts, la pêche au toc suppose une bonne connaissance de l'eau et des habitudes des poissons. Le bon pêcheur au toc doit savoir lire la rivière et penser comme une truite. En effet, tout le succès de cette pêche dépend de la façon que le pêcheur aura de bien présenter l'appât à proximité d'un poste où une truite aurait intérêt à se trouver. Il est donc essentiel de bien connaître le comportement de la truite ainsi que d'avoir le sens du courant, afin de repérer quels sont les postes susceptibles d'être occupés par un beau poisson et de toujours choisir la meilleure veine d'eau pour conduire son appât le plus naturellement possible. La pêche au toc est une pêche de traque. Sur des rivières moyennes et de petits ruisseaux, elle se pratique en remontant d'aval en amont, avec le plus de discrétion possible, et en prospectant systématiquement tous les postes. Sur les grandes rivières, on prospectera au contraire de l'amont vers l'aval. Excellente en début de saison et chaque fois que les eaux sont un peu hautes, voire troubles, elle peut aussi donner de bons résultats par eaux claires et basses. Pour pêcher la Courbière où le Freychinet, dont les parcours sont parfois très encombrés par la végétation, mieux vaut utiliser une canne à fil intérieur d'une longueur variant entre 3,50 et 4,20 mètres, équipé d'un petit moulinet servant simplement de réserve de fil. Le fil du corps de ligne, sur lequel on aura monté un ou deux indicateurs de touche de type rigoletto, varie selon le niveau des eaux entre 18/100 et 12/100; le bas de ligne sera moins fort de 2/100. Les esches pouvant convenir sont nombreuses : vers de terreau, vers de berge, vers de farine, teignes, vers de bois, porte-bois, patraques, sauterelles, etc... Quant à la plombée... Tout l'art du pêcheur au toc consiste à trouver la bonne...
Repérage des touches et ferrage > Le repérage des touches est parfois très simple, parfois très compliqué. Le meiux est d'apprendre en plus à reconnaître quel type de poisson est à l'origine de la touche. Pour cela, nous allons décrire ce que le pêcheur ressent. Toc, Toc, Toc... des tirées très franches. La touche est claire et nette, violente... mais il s'agit à coup sûr d'une truitelle. Laissons la tranquille en relevant molement la canne, ça suffit pour qu'elle lâche. Toc très violent et grande tirée latérale. C'est une grosse, méfiante, éduquée, et qui a voulu vérifier l'autonomie de l'appât qui se présentait à elle. La résistance de la ligne lui a confirmé les doutes qu'elle avait. Vous l'avez manquée. Tant pis. En fait, il y a une solution pour ne pas les manquer, mais j'ai mis des années à trouver le coup, alors cherchez vous aussi un peu par vous même. Un arrêt du fil... Ferrage immédiat, sans réfléchir. Le fil dévie de la veine de courant... Pareil, on ferre. Le fil remonte le courant... C'est que vous avez manqué les épisodes précédents... ferrez vite et pas trop brutalement (elle a peut-être engammé parce que vous n'avez pas fait assez attention!). Si une truitelle engamme, ou une truite que vous n'avez pas l'intention de garder, pas de dégorgeoir surtout. Coupez le fil au raz de la gueule le plus vite possible et remettez le poisson délicatement à l'eau, dans un endroit où le courant est mou et où elle pourra trouver facilement un abri. Au besoin, réoxygénez-là. Voilà, elle est sauvée. Les sucs gastriques vont peu à peu la libérer de l'hameçon. Au fait, vous savez que ça existe les hameçons sans ardillon?
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