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L'Ariège est un département
méconnu. Sa gastronomie l'est aussi. Ces quelques pages auront
au moins le mérite de la faire découvrir à tous,
car ce n'est pas parce qu'elle est confidentielle que la gastronomie ariégeoise
n'existe pas.
Le paradoxe culinaire de l'Ariège
tient tout entier en ceci : c'est un département très pauvre,
au terroir riche. On pourrait dire de l'Ariège ce que Platon dit
de l'Amour : il est fils de Poros et Pénia, de l'abondance et de
la pénurie. La nature pourvoit à satisfaire de nombreux
besoins : gibier abondant, rivières poissonneuses, champignons
délicieux et nombreux, fruits rouges et baies à profusion...
Le point de départ de la cuisine ariégeoise est là
: regardes ce qu'il y a autour de toi, tu y trouveras sans doute de quoi
manger. La pénurie, quant à elle, contraint à l'innovation
: il faut savoir tirer le meilleur parti de ce que l'on a. D'où
une cuisine ingénieuse et inventive, qui laisse une grande part
à l'imagination, déteste le gaspillage et peut, à
partir de trois fois rien, mitonner des plats inoubliables.
Soupes
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Aïgo bullido
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Crème
de cocos
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Garbure
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Entrées & Hors d'oeuvre
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- Salade de gésiers
- Omelettes
- Cèpes d'Ariège
- Tomates à la micade
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Poissons
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- Truites
- Ecrevisses
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Plats garnis
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- Azinat
- Mounjetado
- Taillous
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Gibiers
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- Civet d'Isard
- Civet de sanglier
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Viandes
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- Confit de canard
- Magret de canard
- Saucisse de foie
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Fromages
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Desserts
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- Millas
- Oreillettes
- Croustade
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