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Les origines 
Les zones de peuplement
Truite Cutthroat
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La truite arc-en-ciel et l'omble
de fontaine sont originaires d'Amérique du Nord. La truite
fario, quant à elle, provient du continent européen
et du Maghreb (région de l'Atlas). A la fin du XIXème
siècle, les progrès de la réfrigération
des oeufs dans la glace ont permis d'importer des truites dans
des régions où elles étaient absentes (Australie,
Nouvelle-Zélande, Amérique du Sud), ainsi que
l'introduction de truites de souche europénne en Amérique
du Nord, et des salmonidés nord-américains en
Europe. La truite étant un poisson qui s'acclimate facilement
pourvu qu'elle trouve des eaux fraîches, pures et bien
oxygénées, elle a pu être introduite dans
la majeure partie des régions du monde.
On dénombre trois
espèces différentes sur le continent nord-américain
: deux espèces de truite originaires de l'Ouest, la truite
Cuttthroat (Salmo clarkii) et la truite arc-en-ciel, ainsi que
la Brook trout, présente dans la partie orientale, mais
qui s'avère en fait être un omble.
En Europe aussi, on a distingué
chez les truites farios quelques sous-espèces, comme
la Ferox, la Gillaroo, dans les Iles Britaniques, ou encore
la Macrostigma, que l'on rencontre en Corse et dans l'Atlas.
En fait, il se pourrait que les particularités génétiques
des farios diffèrent considérablement d'une région
à l'autre, ce qui rendrait particulièrement difficile
la classification en espèces. Toujours est-il que l'on
peut, en France par exemple, constater des différences
notoires entre les truites farios des cours d'eaux appartenant
au réseau hydrographique qui se jette dans la Méditerrannée
et celles des bassins qui se jettent dans l'Atlantique.
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Les différentes espèces
présentes sur notre domaine piscicole
On dénombre dans nos eaux différentes
espèces de salmonidés : la truite fario, la truite arc-en-ciel,
et le saumon de fontaine. Tous ont en commun un corps fusiforme recouvert
de minuscules écailles, signe de leur adaptation aux eaux vives,
une gueule massive et de solides mâchoires portant des dents nombreuses
et petites, une nageoire caudale à bord rectiligne ainsi qu'une
petite nageoire adipeuse entre dorsale et caudale. Voilà pour les
caractéristiques communes; voyons maintenant les différences.
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La Truite fario
Salmo trutta fario
Le dos de nos truites autochtones
est généralement très sombre, et leurs
flancs parsemés de nombreux points noirs et de rares
points rouges. Dans nos petits torrents de montagne, leur
grossissement est lent et leur taille n'est généralement
pas très imposante: elles atteignent en principe leur
maturité sexuelle avant de parvenir à la taille
légale de capture (20 cm); on trouve cependant des
sujets d'une quarantaine de centimètres, fort difficiles
à leurrer.
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La Truite arc-en-ciel
Salmo trutta gairdneri
Plus massive que la fario, mais
à la tête plus petite, son dos est bleu-vert
et parsemé de points noirs, tout comme ses flancs irisés
auxquels elle doit son nom. Souche autochtone en Amérique
du Nord, elle ne se reproduit pas naturellement sous nos climats,
du moins en principe; nous n'en déversons pas non plus
dans nos cours d'eau ou nos lacs, et, pourtant, il nous arrive
parfois d'en prendre. D'où viennent-elles? Mystère...
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Le Saumon de fontaine
Salvelinus fontinalis
Contrairement à ce que
son nom laisse croire, il ne s'agit pas d'un saumon, mais
d'un omble, lui aussi originaire du continent nord-américain.
Sa robe est d'un beau vert olive parsemé de taches
jaunes vermiculées. Ses flancs sont un peu plus clairs
et portent des taches rouges et bleutées, son ventre
est rose pâle et ses nageoires ventrale et anale sont
bordées d'un liseré blanc et noir. Plus vorace
et plus agressif que la truite, il se laisse aussi plus facilement
prendre mais s'avère un adversaire de choix par la
vivacité de sa défense.
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